Information sur l'oeuvre

Gouache sur papier

Diamètre du tondo : 17 cm (bords intérieurs cadre)
Diamètre de l’image : 15 cm

Signée en bas à gauche : J.Jullien

Calvaire breton (de Brignogan ?) Bretagne – France

JACQUES JULLIEN (1891-1963)

Professeur de dessin et artiste peintre
Petite notice biographique
Jacques Jullien est né le 20 juin 1891 à Condé-sur-Noireau (Calvados), où son père est professeur d’anglais. Sa mère descendait d’une vieille famille locale qui s’était intéressée au commerce de tissus.
De 1904 à 1906. son père enseigne au collège de Mende, et Jacques Jullien reviendra plus tard à Mende : un dessin à l’encre de Chine représente les environs de Mende.
En 1906. son père est muté à Morlaix.
Intéressé très tôt par le dessin (on connaît de lui une « Annonciation » datée de 1909), Jacques Jullien est élève à l’école des Beaux-arts de Rennes de 1912 à 1915, dans les ateliers de Jules Ronsin et Félix Lafond. Plusieurs dessins montrant des vues des environs de Morlaix, Saint-Jean-du-Doigt notamment, sont datés de cette époque.
Professeur au collège de Lesneven
En 1917, Jullien est nommé professeur de dessin au collège Saint-François de Lesneven. Il existe une photographie le montrant dans sa classe avec ses élèves. Le Supérieur du collège est alors le chanoine Moënner, qui deviendra plus tard curé archiprêtre de Saint-Louis de Brest. Jullien restera en relation avec lui, et parmi ses projets de fresques figure un » Sacre de Saint Louis « .
Jullien participe en septembre 1919 à une exposition collective à Honfleur, placée sous le patronage de Henry de Régnier. Deux toiles sont alors acquises par le Musée du Luxembourg, dont » La rue de la Vierge à Lesneven « . Deux autres toiles sont vendues à des collectionneurs privés : » Calvaire de Brignogan » et » Porteuses de bannières au Folgoët « .
En 1921, le Musée des Beaux-Arts de Rennes lui achète un triptyque : » La Fête-Dieu « .
En décembre 1922, lors d’une exposition personnelle à la galerie Louis Carré à Rennes, il présente 12 peintures (dont Sainte Pétronille, présentée dans cette exposition), des gouaches et des estampes. A cette occasion, une gouache, » La Confirmation » est acquise par le Musée des Beaux-arts de Rennes ; une autre gouache et une peinture sont achetées par le beau-père de Louis Carré ; d’autres œuvres par des nommés Charlier, Montigny, Emver (architecte à Saint-Malo), etc…
En 1923, Eucher Corre, recteur de Henvic, lui commande un triptyque pour son église, fresque ou toile faisant office de Monuments aux Morts de la Guerre. Cette œuvre semble avoir disparu et il en reste une description dans Ouest-Eclair du 4 octobre 1927 et une photographie dans le fonds du Musée de Rennes. Vers la même époque il réalise aussi le dessin préparatoire pour le Monument aux Morts de Kerlouan.
En 1926, Jullien participe au salon de la Société Bretonne des Beaux-arts à Rennes, accompagné par les frères Barjou, deux de ses meilleurs élèves (un tableau de Jean Barjou est exposé au Musée du Léon). Cette même année, il publie dans la revue Feiz ha Breiz » un article ému » sur l’animatrice des SeizBreur Jeanne Malivel, décédée en septembre 1926.
De 1924 à 1928, Jacques Jullien est cité comme » correspondant de la Commission du patrimoine » et envoie régulièrement des dessins à la Société Archéologique du Finistère, par l’intermédiaire de Louis Le Guennec. Le fonds d’atelier acquis par le Musée de Rennes possède effectivement plusieurs dessins de monuments et de sites du Léon (manoir de Guiquelleau, moulin du Kerno, église et calvaire de Tréglonou, etc) exécutés dans les années 1920.
A l’issue de l’année scolaire 1929-1930, Jacques Jullien quitte le collège de Lesneven, après y avoir passé 13 ans. Il est remplacé à son poste de professeur de dessin par Yves Kerveillan, diacre, également professeur d’anglais.
Jullien reste cependant en contact avec l’établissement lesnevien et, en 1933. il participe à l’exposition commémorative des fêtes du centenaire du collège avec une peinture, » Les Halles de Lesneven « , et deux photos de triptyques, » L’Enfant prodigue » et » Bretagne « . Il illustre également le supplément de » En Avant « , bulletin des anciens élèves du Collège.
Carrière parisienne (années 1930-1950)
En 1930, Jacques Jullien s’établit à Paris, où il réside dans le 9ème arrondissement. Il enseigne au cours de dessin par correspondance ABC et il réalise des illustrations pour les Editions Larousse et Hatier.
A la Noël 1934, il séjourne et expose dans sa ville natale de Condé sur Noireau, et le fonds d’atelier contient plusieurs études de scènes de marché en Normandie.
Jullien entretient des relations suivies avec Louis Carré, relations amicales et relations de travail. Ces relations se poursuivent après l’ouverture de la galerie Carré rue de Messine en 1938 et après la guerre. Témoins de ces relations, de nombreux cartons d’invitation à des vernissages à la galerie Carré ayant servi de supports à plusieurs dessins et esquisses, invitations émanant de Dufy, Gromaire, Fernand Léger… Jacques Jullien a vraisemblablement rencontré, sinon fréquenté ces artistes célèbres.
Il a également été en rapport avec la galerie Prouté (6ème arrondissement), spécialisée dans le dessin.
Dans le fonds d’atelier de Jullien se trouvent une vingtaine de dessins et peintures à l’huile sur papier sur Paris (sites, bords de Seine, ouvriers du bâtiment au travail, etc.)
Il épouse dans la mairie du 12ème arrondissement de Paris, en juin 1945, Jeanne Petibon.
Jullien dans le Poitou et en Auvergne
En 1939 et 1940, Jacques Jullien séjourne à Angles-sur-I’Anglin, et peut-être s’y est-il réfugié pendant la guerre. Plusieurs œuvres (huile sur panneaux, aquarelles et dessins aux crayons de couleur) représentent cette localité considérée comme » l’un des plus beaux villages de France « . Il va d’ailleurs s’y retirer à la fin de sa vie.
Le nom de » Fontgombault » se trouve à plusieurs reprises dans les papiers de Jullien et des œuvres se trouvent peut-être dans cette abbaye bénédictine ou dans l’église paroissiale ( » Saint Martin guérissant un lépreux » ?)
De 1961 à 1963, il effectue des séjours répétés à Chaudes-Aigues, station thermale de l’Aubrac dans le Cantal, et il y exécute plusieurs dessins, dont » Maison du Maire « .
Il décède à Poitiers le 9 mars 1963 à l’âge de 72 ans.

Sources : notice biographique établie par le Docteur Le Goff – Maire de Lesneven