Information sur l'oeuvre

Huile sur carton fort

Dimensions : 54,5 cm x 37,5 cm

Bord d’étang au clair de lune

Pierre-Antoine Cluzeau (1884-1963)

Du 18 mai au 21 septembre 2008, La Villa Médicis de Saint-Maur (94) présentait une rétrospective de l’œuvre de Pierre-Antoine Cluzeau, une occasion donnée à tous de découvrir un lieu charmant et un bel artiste au talent méconnu.
Pierre-Antoine Cluzeau arrive à Saint–Maur en 1904 et, très attaché à cette ville et à sa région, il y restera jusqu’à la fin de sa vie. Sur l’incitation de son père, il commence une courte carrière dans le commerce mais le dessin l’intéresse bien davantage. En 1908, il est admis aux Beaux-Arts et peut donner libre court à sa passion, exercer son regard, affirmer sa technique, notamment celle de la gravure. A l’unanimité, ses maîtres louent la qualité de son travail et l’encouragent à poursuivre dans cette voie.
La Grande Guerre met un terme à cette période d’insouciance et constitue une douloureuse épreuve pour toute la famille Cluzeau. Pierre-Antoine s’engage, mais, asthmatique et de santé fragile, il est réformé et affecté comme infirmier et garde-maison à l’hôpital du jardin colonial de Nogent-sur-Marne. Son frère Henri est tué sur le front en 1917 et sa mère, anéantie de chagrin, meurt la même année. Son père, Auguste, reste seul. Trois ans après la guerre, Pierre-Antoine se marie. Avec sa femme et ses deux enfants, il s’installe dans la maison familiale et consacre le reste de sa vie à son art. Les voyages qu’il entreprend dans toutes les régions de France, à la recherche d’un air pur salutaire, lui inspirent une multitude de dessins, gravures, aquarelles…Discret sans être solitaire, il côtoie d’autres artistes, participe à des expositions, réalise des illustrations et honore un certain nombre de commandes. Ses paysages sont des évocations de la nature mais aussi de la vie. Ils sont habités de personnages qui vaquent à leurs occupations, et témoignent de l’ambiance de toute une époque. La ville et les éléments d’architecture remarquables ou pittoresques occupent également une place importante dans son œuvre.
Dans ce parcours artistique d’une grande richesse, la période passée à l’hôpital du Jardin colonial de Nogent-sur-Marne constitue une parenthèse à la fois intéressante et originale. Cet hôpital a été installé en 1914 dans l’enceinte du Jardin colonial, jardin créé en 1899 dans le but d’étudier le développement des végétaux cultivés outre-mer. Pierre-Antoine Cluzeau s’efforce d’apporter son aide aux blessés de guerre, originaires pour la plupart des colonies françaises. Outre les soins infirmiers qu’il leur prodigue, il leur parle, les écoute, s’intéresse à leur histoire personnelle, et se lie d’amitiés avec certains d’entre eux. Peu à peu, il en vient à dessiner leur portrait et, dans ce climat de confiance réciproque, les soldats eux-mêmes lui passent commande. Pour la plupart, l’artiste note le nom, l’origine ethnique, les médailles ou les récompenses du soldat, ainsi que ses blessures ou les maux dont il souffre. Ces portraits constituent un témoignage singulier, sensible et vivant de la première guerre mondiale. Au-delà de leurs qualités artistiques indéniables, ces cinquante portraits de soldats coloniaux sont autant d’images rares, empreintes d’humanité, de délicatesse et de respect. Elles sont précieuses pour retenir la mémoire du temps qui passe. Un siècle plus tard, elles ont acquis une portée documentaire et historique exceptionnelle.

Source : Catalogue Pierre-Antoine Cluzeau (1884-1963) peintre graveur. Musée de Saint-Maur

 

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