Information sur l'oeuvre

Estampe

Dimensions totales : 74 cm x 50 cm

Signée en bas à droite : AKMEN

Femme aux cheveux violets

Danièle Akmen (1945 Monaco)

Elle :

Akmen, ce nom reçu d’un père letton se traduit en français comme «pierre». La première association qui vient à l’esprit après cette découverte et connaissant l’artiste c’est celle d’une pierre certes, mais précieuse.

Un diamant brillant délicatement et jamais de toutes ses facettes en même temps,comme le ferait un vulgaire et prétentieux zircon,et n’émettant qu’une gracieuse fluorescence aux teintes quasiment infinies uniquement lorsque la lumière à laquelle il est exposé lui sied parfaitement.

Un regard bon, toujours en éveil et toujours émerveillé. Un visage paisible, avenant, peu marqué par le passage du temps. Et surtout, une voix délicate et si étonnamment douce qu’on pourrait la croire presque retenue ou timide avant d’y déceler une gaieté et une volonté toutes deux remarquables. Voilà Danièle Akmen.

La peinture elle, est tout comme la femme attachante mais parfois inattendue. De sa personne, de ses origines et de son parcours, Akmen on ne sait que quelques faits.

Le père :

L’artiste parle peu. Née en 1945 à Monaco, elle grandit aux côtés d’un père «lithographe, dessinateur-publicitaire et peintre-bricoleur» qui après avoir fréquenté l’école Estienne (Ecole municipale professionnelle des arts et industries du Livre de Paris) s’adonne à ses passions et a le penchant fantastique, du point de vue d’un enfant du moins, d’être curieux de tout.

Danièle découvre grâce à lui le dessin et la couleur et développe une fascination pour ces derniers qui la mène tout naturellement à faire des études auprès de l’Ecole Nationale des Arts Décoratifs de Nice puis de Limoges. Ensuite? Et bien Akmen vit, elle peint et elle vit pour peindre.

«Je rassemble le plus possible de documents, d’images, de photographies, de tissus… Je dessine sur des calques. Couleur et dessin sont indissociables, indispensables pour signifier la vision, l’intention, le dessein que l’on veut
partager. Et comme a dit une petite fille de mes amies: ‘elle met du bleu, du vert et après, elle arrange’.»

Aujourd’hui, elle ne réalisant qu’une ou deux toiles par an, la peinture reste pourtant sa plus grande occupation et surtout son plus grand plaisir. C’est cette capacité et ce besoin de peindre qui l’ont par exemple menée par le passé à réaliser des toiles de très grandes dimensions comme une exceptionnelle frise de 2 mètres sur 18 composée avec une finesse de détails aussi intarissables que charmants nous fascinant toujours davantage.

Dès ses débuts :

Tout au long des années 1970, la peintre aime à se faire tour à tour conteuse et magicienne. Elle observe attentivement son environnement, le documente méticuleusement, l’étudie intensément puis elle tente de le traduire et de le réinventer dans son atelier.

Une pléthore de personnages, semblant tous faire partie d’un même récit romanesque intemporel ou diachronique, apparaissent alors et évoluent au sein de petites scènes ordinaires et quotidiennes.

Toutefois, après un regard plus attentif, l’observateur s’aperçoit vite que dans ces compositions aux allures anodines se sont glissés certains éléments que l’on pourrait aisément qualifier d’étranges voir … de fabuleux.

Le mot est lâché. Le style et la palette, tout sauf classique, viennent de suite soutenir et renforcer cette première impression de merveilleux et d’ailleurs. Couleurs vives et denses, végétation élastique, motifs itératifs jusqu’à l’exubérance, visages aux yeux hypnothisants et hypnotisés, perspective occidentale transgressée.

On l’aura compris, l’univers qui s’ouvre à nous se situe en fait bien au-delà du familier. Il s’agit d’un monde rêvé et fantastique en face duquel on ne peut s’empêcher de se remémorer l’univers du Douanier Rousseau.

Les années 80 :

Les toiles du début des années 1980 témoignent quant à elles d’un changement chez l’artiste débouchant sur un tracé plus fin et une palette plus calme. La peintre a changé de rythme, elle est devenue mère. La fragmentation de son emploi du temps, entre son art et sa famille, entraîne un morcellement des compositions menant à son tour à une multiplication des éléments et des motifs.

La facture naïve des portraits précédents laisse place à un rendu troublant de réalisme et de minutie. L’aspect féerique et onirique est toujours présent, mais autrement. Ce sont les mises en scène ou les rencontres, plus sophistiquées et surréalistes, qui perpétuent dorénavant la dimension surnaturelle.

Les compositions comptent maintenant sur la présence de personnages à l’identité publique et reconnue. Freud, J. M. G. Le Clézio, Greta Garbo, Tamara de Lempika, Frida Kahlo ou encore Carol Lewis s’invitent sur le canevas. La présence de ces figures admirées et inspiratrices lève aussi le voile sur une partie de la vie intérieure de l’artiste et dans certains cas, sur des réminiscences de son passé.

«Au début, j’ai inventé des personnages comme ceux que l’on rencontre dans les vieux albums de photographies, pour raconter une saga familiale imaginaire. Ensuite, les expositions qui m’étaient proposées m’ont offert la possibilité de découvrir différents espaces, des décors imprévus, d’autres visages et d’orienter ainsi le travail que j’allais montrer.

A Chalon-sur-Saône: les jardins; au Maroc: les zelliges; à Naples: Parthénope la sirène, à la bibliothèque d’Aix-en-Provence: d’imprévisibles associations d’écrivains et de peintres.»

Maintenant :

Puis les années passent et la technique s’aiguise, s’affûte. Tel un orfèvre, Akmen travaille ses ornements avec patience et passion jusqu’à en faire de véritables trésors ouvragés. Les étoffes, les carreaux de faïence, les végétaux, les fourrures et les robes animales exotiques rivalisent de raffinement et resplendissent d’élégance. Les œuvres d’Akmen revendiquent la magnificence du caractère décoratif en peinture et réussissent à l’imposer dans toute sa grâce.

Sources : Galerie Artvera’s Rue Etienne Dumont 1, CH-1204 Genève –Suisse – Exposition du 24 mai 2013 au 20 septembre 2013.

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